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Un texte introductif un peu "provocateur" :
"A quoi bon la culture ? " ( Etienne Barilier )
Edgar Morin : Les Sept savoirs ( ne recouvrent pas exactement les 7 piliers du Socle Commun !!! )
Les Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur
( Document pdf téléchargeable de 70 pages )
Dans la mouvance de la "pensée complexe" d' Edgar Morin , des associations cherchent à mettre en réseau les acteurs de la transformation personnelle et sociale :
Par exemple , l' association
"Interactions TP TS" :
Propose un ouvrage collectif : "Ecole changer de cap" :
http://www.interactions-tpts.net/IMG/pdf/derniere_presentation_ecole_changer_de_cap.pdf
Sur le concept d' "humanisme" :
Wikipédia :
Humanisme
( On voit ici clairement comment la notion d' "Humanisme" est ici liée à celle de "Modernité" et à celle des "Lumières" )
La pensée humaniste en France ou "le jardin imparfait" par Tzvetan Todorov
Extrait :
"
Le point de départ a été pour moi le point de départ global de la modernité. Comment le décrire ? Je n'ai pas l'ambition d'innover là-dessus. La conception qui me semble la plus pertinente à cet égard est celle qui voit le moment décisif dans une sorte de renversement qui s'est opéré à partir de la Renaissance, qui s'est affirmé ensuite au cours du siècle des Lumières et qui est entré dans les moeurs au lendemain des Révolutions américaine et française. Les hommes considéraient, avant cette époque, que les normes du monde dans lequel ils vivaient leur étaient données d'avance, leur venaient d'ailleurs. Ils les trouvaient en dehors d'eux et elles ne dépendaient pas d'eux. L'image même qu'ils se faisaient du monde (et donc sa connaissance) dépendait à son tour d'une connaissance transmise de génération en génération à laquelle ils n'avaient pas le droit de toucher. L'autorité était déposée ailleurs qu'en eux-mêmes.
Cet "ailleurs", un terme très général, pouvait être bien sûr Dieu, et c'était alors à travers les représentants de Dieu sur terre qu'on accédait à la conception commune du monde. On apprenait quels étaient les commandements de Dieu et on s'y soumettait ou on cherchait à les interpréter. Il y avait d'autre part en Europe une tradition paienne, selon laquelle l'ailleurs était constitué par l'ordre naturel. La nature était dotée d'un ordre où faits et valeurs fusionnaient, c'était donc elle qui orientait l'action des hommes.
Le renversement qui se produit à un moment de notre histoire consiste en ce que les hommes ont voulu être eux-mêmes responsables du monde dans lequel ils vivaient. Ils ont voulu savoir pourquoi ils devaient suivre telle ou telle norme, savoir d'où leur venaient ces normes. Il ne leur suffisait plus de dire que c'était parce que cela s'était toujours fait ainsi, ou parce que la parole divine le demandait, que tel était l'ordre du monde ou l'ordre de la nature. Ils voulaient savoir pourquoi ils devaient vivre dans telle société plutôt que dans telle autre.
Pour désigner cette nouvelle attitude, les philosophes emploient un mot un peu savant, celui d'autonomie, c'est-à-dire le fait de se donner soi-même sa loi. Nous pouvons aussi la désigner par le mot de liberté, puisqu'au lieu de se considérer comme soumis à un ordre qui était imposé du dehors, les hommes considéraient qu'ils étaient libres de choisir cet ordre par eux-mêmes. Quant à la connaissance du monde, il ne s'agissait plus de répéter ce qu'en avaient dit Aristote, les livres saints ou les auteurs scolastiques, mais, en s'armant de sa seule raison, instrument universel offert à tous les hommes, de connaître le monde de façon autonome. "
Cours et Travail Scolaire sur la période de la Renaissance , Réforme, Humanisme, etc . :
http://erra.club.fr/RENAISSANCE.htm
http://erra.club.fr/MALLET/Humanisme.htm
http://www.cliohist.net/moderne/europe/16/cours/chap3.html
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